À 50 ans, voir apparaître ou s’accentuer un double menton est fréquent. La zone située entre le menton et le cou peut se modifier pour plusieurs raisons : une petite accumulation de graisse sous-mentonnière, un relâchement des muscles du plancher buccal, et une peau moins élastique. L’objectif est de retrouver un angle cou–menton net, sans figer les traits. Tout commence par un examen clinique pour identifier ce qui domine chez vous : graisse, relâchement musculaire, distension cutanée… ou un mélange des trois.
1. Qu’appelle-t-on « double menton » à 50 ans ?
Il s’agit d’un surplus de volume sous le menton. Chez certains, une « boulette » graisseuse d’origine constitutionnelle est en cause ; chez d’autres, c’est surtout la perte de tonicité musculaire et la baisse d’élasticité cutanée. En consultation, le chirurgien évalue la qualité de la peau, la quantité de graisse, le tonus des muscles profonds et la morphologie de l’ovale. Cette analyse oriente la stratégie : remuscler quand c’est possible, retirer un excès graisseux si nécessaire, et retendre les tissus lorsque la peau est trop relâchée.
2. Quand la neurostimulation suffit-elle
Si la peau reste de bonne qualité et que le volume est modéré, la neurostimulation des muscles du plancher buccal peut améliorer l’angle cou–menton en remettant la musculature en tension. Les séances sont courtes, sans cicatrices ni éviction sociale. Cette approche ne retire pas la graisse : elle s’adresse donc aux doubles mentons peu volumineux, avec une peau encore ferme.
3. La liposuccion sous-mentonnière : ciblée, si la peau est tonique
Quand l’excès graisseux est plus marqué mais que la peau se rétracte bien, une liposuccion sous-mentonnière affine efficacement le profil. L’intervention utilise de très petites incisions dissimulées et une aspiration douce. Un œdème et quelques ecchymoses sont habituels au début ; le résultat se précise au fil des semaines. Point important : si la peau manque d’élasticité, enlever uniquement la graisse peut laisser un aspect flasque. Dans ce cas, il faut associer une remise en tension.
4. Pourquoi proposer un lifting cervico-facial dans certains cas ?
Lorsque la peau et les muscles sont franchement relâchés, le lifting cervico-facial redonne une architecture solide et naturelle. Le geste ne se limite pas à « tendre la peau » : il retend les plans profonds et peut associer une liposuccion sous-mentonnière si un excès graisseux persiste. Les incisions sont placées de façon stratégique (tempe, pourtour de l’oreille) pour rester discrètes. À l’inverse, « enlever de la peau » directement au cou expose à des cicatrices visibles et parfois rétractiles : c’est précisément ce que l’on cherche à éviter.
5. Tableau comparatif
|
Option |
Profil idéal |
Ce que ça traite |
Suites & reprise |
Résultat attendu |
Cicatrices |
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Neurostimulation du plancher buccal |
Peau encore élastique, volume modéré |
Tonus musculaire (remise en tension) |
Séances courtes, pas d’éviction |
Angle un peu plus net, amélioration progressive |
Aucune |
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Liposuccion sous-mentonnière |
Excès graisseux localisé + peau tonique |
Graisse sous-mentonnière |
Œdème/bleus transitoires, reprise rapide |
Profil affiné, définition améliorée |
Micro-incisions discrètes |
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Lifting cervico-facial (avec ou sans lipo) |
Relâchement cutané/musculaire installé ± graisse |
Peau et muscles (plans profonds), graisse associée si besoin |
Suites encadrées, convalescence plus longue |
Redéfinition durable de l’ovale et de l’angle cou–menton |
Incisions camouflées (tempe/oreille), pas de cicatrice au cou |
6. Soins complémentaires et entretien
Quel que soit le traitement principal, des soins comme la radiofréquence (stimulation du collagène) et les LED (confort de cicatrisation) améliorent la qualité cutanée. Une stabilité pondérale, la photoprotection et l’arrêt du tabac préservent le collagène et prolongent le bénéfice.
7. Comment se déroulent les suites ?
Après neurostimulation, vous reprenez vos activités immédiatement ; l’amélioration est graduelle. Après liposuccion, la zone reste un peu gonflée quelques jours ; une bande mentonnière peut être recommandée. Après lifting, les suites sont plus encadrées (sommeil sur le dos, contrôles réguliers). Le suivi permet d’ajuster si besoin (séances complémentaires, soins de peau).
8. Résultats et durée : que pouvez-vous attendre ?
Le but est un profil plus net et un angle cervico-mentonnier mieux défini, sans rigidifier le visage. La durabilité dépend de la qualité initiale des tissus, du geste choisi et de votre hygiène de vie. Aucun traitement ne fige le temps, mais une prise en charge adaptée à votre morphologie retarde durablement l’impact visible du relâchement.
9. Le rôle du Dr Pelletier
Le Dr Pelletier évalue la qualité de votre peau, la présence d’un excès graisseux et le tonus des muscles profonds afin de proposer un plan sur mesure : neurostimulation si la peau est ferme, liposuccion ciblée en cas de graisse localisée, ou lifting cervico-facial lorsque le relâchement cutané et musculaire est installé.
En chirurgie, il privilégie des incisions discrètes (tempe, pourtour de l’oreille) et le travail des plans profonds pour un rendu naturel, loin de l’effet figé. Un suivi structuré (contrôles, conseils, soins complémentaires comme radiofréquence ou LED) optimise la cicatrisation et la tenue du résultat.